Selon l’AFP, le pianiste Raymond Lefèvre, qui avait travaillé notamment aux côtés de l’animateur Guy Lux de 1966 à 1981, est décédé vendredi à l’âge de 79 ans des suites d’une longue maladie, à Seine Port.
Né à Calais, le 20 novembre 1929, Raymond Lefèvre, pianiste, arrangeur et compositeur de musiques calmes, mélodieuses et élégantes, était notamment connu pour avoir assuré l’accompagnement musical des émissions télévisées de Guy Lux (Le Palmarès de la chanson) ou de Jacques Martin (Dimanche Martin).
Les téléspectateurs les plus âgés se souviennent de ce chef d’orchestre barbu, qui dirigeait, en souriant, son grand orchestre. Lefèvre était notamment devenu célèbre au Japon où il avait effectué des tournées entre 1972 et 1995.
Pianiste de jazz, notamment chez Franck Pourcel, il a publié plusieurs albums chez Barclay. Raymond Lefèvre était également le compositeur de la musique de nombreux films, en particulier ceux dans lesquels apparaît Louis de Funès, comme la série des Gendarmes, du Gendarme de Saint-Tropez en 1964, jusqu’au Gendarme et les gendarmettes en 1982.
(info Qobuz)
Dans une coupe de champagne
Où je m'étais noyé un soir
J'ai vu mes châteaux en Espagne
En ruine au fond de ma mémoire
J'ai vu fondre les espérances
Du garçon que j'étais
J'ai conjugué sans indulgence
Mon temps présent, au temps passé
Ma vie s'en va de jour en jour
L'aurais-je vécue sans amour ?
Je n'ai rien compris à ces jeux
Qui rendent tant d’hommes heureux
A moins bien sûr qu'ils mentent un peu
Dans une coupe de champagne
Où je noyais mon insomnie
J'ai vu défilé les montagnes
Et les abîmes de ma vie
C'est incroyable la mémoire
Comme ça déforme la vie
Ça vous raconte une autre histoire
Que celle que l'on a vécue
Ma vie s'en va de jour en jour
L'aurais-je vécue sans amour ?
Je n'ai rien compris à ces jeux
Qui rendent tant d’hommes heureux
A moins bien sûr qu'ils mentent un peu
Dans une coupe de champagne
Six fois remplie, six fois vidée
J'ai revu ces choses qui gagnent
Très souvent à être oubliées
J'ai revu des tas de visages
Qui mentaient ou qui disaient vrai
Ma vie ne sera qu'un voyage
Dans une galerie de portraits
Ma vie s'en va de jour en jour
L'aurais-je vécue sans amour ?
Je n'ai rien compris à ces jeux
Qui rendent tant d’hommes heureux
A moins bien sûr qu'ils mentent un peu
C'est le 25 juin 1978, lors de la Gay Freedom Parade de San Francisco, que le drapeau arc-en-ciel (rainbow flag) fut déployé pour la première fois. C'est Gilbert Baker, un jeune artiste militant, qui inventa ce signe de reconnaissance pour la communauté homosexuelle. Dans une interview récente accordée au journal anglais The Independent, Gilbert Baker déclare : « En 1978, quand je réfléchissais à créer un drapeau pour le mouvement gay, il n'y avait pas d'autre symbole international pour nous que le triangle rose, que les nazis avaient utilisé pour identifier les homosexuels dans les camps de concentration. Et même si le triangle rose était et reste un symbole puissant, il nous a été imposé ». Gilbert Baker évoque ensuite le moment où il a vu le drapeau arc-en-ciel pour la première fois dans les rues de San Francisco : « Je me souviendrais toujours d'Harvey (Milk) dans les rues de San Francisco sous le drapeau arc-en-ciel géant qui flottait au dessus de la foule. C'était un moment incroyable de joie, et nous sentions tous que nous allions changer le monde. »
On le voit partout. Dans la presse spécialisée, bien sûr, mais aussi dans les médias. Le 27 novembre 2007, il subjugue Marc-Olivier Fogiel en improvisant sur son plateau l’Alto Giove de Porpora. Ses disques, de Vivaldi à Haendel, figurent parmi les meilleures ventes classiques et réconcilieraient presque le grand public avec ce répertoire prétendu élitiste (si tant est que tous deux soient brouillés !).
Les spécialistes en font une référence. Les superlatifs fusent, on l’appelle « nouvelle star de l’opéra », « descendant des castrats », « chanteur au timbre d’or »… Oui, une rare unanimité semble s’être créée autour de Philippe Jaroussky. Et elle dépasse son microcosme d’origine, consacrant un talent aussi véritable que singulier - à mille lieues des chanteurs-produits, omniprésentes « stars », dont les grands labels peuplent le paysage lyrique.
Singulier, ce jeune chanteur l’est d’abord par la simplicité de son attitude, qui parvint même à désarmer le mordant d’un Fogiel sur le plateau de l’émission. Pourtant, ce n’était pas acquis : « Marco », digne porte-parole de son temps, chantre du prosaïsme et de l’ultra-normalité, aime rabaisser les mythes. C’est même l’une de ses obsessions, son ironie et sa distanciation ne visent qu’à cela. A ce titre, la musique classique - comme le catholicisme, dans un autre registre -, sont des proies privilégiées, parce qu’ils incarnent deux des ultimes bastions du sacré, qui, liés à un idéal, visent au-delà de l’utilitarisme et se moquent du divertissement (Pasolini ne définissait-il pas la culture comme « résistance à la distraction » ?). L’un, le classique, sera du coup accusé d’élitisme et de vétusté. L’autre, d’archaïsme et d’intolérance.
De là, l’apparition d’un « chanteur d’opéra » en sweat-shirt à capuche est déjà un bon point, banalisation oblige. En plus il est jeune. Enthousiaste. « Naturel ». Fogiel n’en revient pas, pour lui, « Philippe », à défaut d’être vraiment comme tout le monde, est accessible, c’est-à-dire, critère essentiel pour racheter la prétention ringarde de son répertoire, sympa, ouvert, ce qui est rassurant. Le moyen pour le rusé Jaroussky de faire passer un message de premier plan :
Fogiel : « Vous, le monde de l’opéra, vous vivez dans un vase clos très à part, ou vous êtes un p’tit gars de 29 ans assez branché, qui écoutez comme les uns et les autres ? -…Jaroussky : Non, je regarde aussi la télé. Je suis même un grand zappeur. (…) Mais l’opéra est une vraie passion. C’est vrai que ça peut paraître réservé à une élite, mais c’est 400 ans de musique, plusieurs langues, beaucoup de voyages. Le classique, c’est un voyage permanent.
Fogiel : Ce n’était pas ma question. Je vous demandais si vous écoutiez les choses que les gars du moment, les gars d’votre âge, écoutent en boucle… Vous connaissez Yelle par exemple ?
Jaroussky : Oui, je connais sa reprise, « A cause des garçons ». J’ai vu le clip. (…) Mais je l’assume complètement, mon intérêt à moi, c’est la musique classique. Je me réveille le matin, j’écoute de la musique classique (…) et je proclame le fait que ça ne soit pas ringard. Je ne vois pas pourquoi ce serait plus obtus d’écouter de la musique classique, que d’écouter de la techno ou de la pop. »
Mais singulier, Philippe Jaroussky l’est surtout par l’invariable intégrité de ses interprétations, qui perdure et s’affirme en dépit de sa médiatisation… Une nouvelle preuve en fut donnée samedi 17 mai au Théâtre des Champs-Elysées. Au programme, Haendel et Mozart, accompagné par le remarquable Cercle de l’Harmonie de Jérémie Rhorer - pour rappel : 34 ans, chef d’orchestre, claveciniste, compositeur, ancien assistant de Christie et Minkowski. Entre Jaroussky et Rhorer, l’entente est patente, physique, née d’une même dynamique, fruit d’une même rigueur, d’une même passion, d’un souci partagé de la couleur et de l’intonation (vocale pour l’un, instrumentale pour l’autre : écoutez le soin apporté à l’accentuation et à l’articulation par le Cercle de l’Harmonie), d’un sens de la scène, aussi, dont Rhorer s’approprie autant les qualités que Jaroussky - on l’a régulièrement constaté dans ses prestations à l’opéra.
Je ne ferai pas partie des spectateurs que le timbre de Jaroussky bouleverse par lui-même, en dépit de sa beauté, de sa chaleur, de sa puissance et d’une qualité d’émission rare chez un contre-ténor. Mais le chanteur frappe par tant d’autres moyens : avant toutes choses, c’est un interprète hors pair. Loin d’avoir « standardisé » ses récitals ou de reproduire, comme certains, une succession de postures ou de démonstrations, il parvient à faire de chacun un moment de grâce singulier. Habile à s’effacer devant la force du propos, Jaroussky garde dans son approche une heureuse simplicité. Son « Ombra cara di mia sposa, » extraite du Radamisto de Haendel, fut à ce titre un moment d’une densité fascinante. En corps à corps avec les musiciens, glissé dans la chatoyance des cordes, épousant leurs couleurs, leurs mouvements ou dissonances, le chanteur ne joue pas, il porte un sens, incarne l’ambivalence d’un sentiment, habite la pureté d’une pensée. Avec Jaroussky, l’opéra baroque italien, même virtuose, n’est pas un simple éblouissement ou un exercice esthétique gratuit, il est une impatience. L’expression d’une puissance. L’enjeu dramaturgique d’une aria le consume. Le mot frappe. La musique, de là, redéploie sa dimension héroïque et sacrée. Car le jeune chanteur a l’art de restituer cette spiritualité particulière à l’opéra italien du XVIIIe, à la fois rhétorique, vertueuse, mondaine et émotive :
-rhétorique par l’importance accordé au mot et au vers, au rapport coloriste et symbolique que le langage noue avec la musique
-vertueuse par les valeurs exaltées dans ces pièces et la posture « redressée » du héros, partagée avec l’éthique générale de cette musique
-mondaine par sa tenue
-émotive par son lien à l’affect
Jaroussky maîtrise parfaitement chacune de ces faces du monde metastasien, qui s’interpénètrent pour engendrer le drama per musica. Ses interprétations sont même le fruit d’une subtile méditation du lien entre chacune. De là, pas de cabotinage, ni de cette sur-expressivité en vogue chez bien des chanteurs actuels, il n’en est plus besoin puisque tout est intimement assumé : Jaroussky est ce que j’appellerai un chanteur debout et un chanteur vertueux, fait de fragilité et d’ascèse angélique - bien loin, selon moi, de la puissance virile d’un castrat, mais pourquoi pas ?
(Cette fragilité : point fort mais aussi faiblesse de Jaroussky, dont ce récent récital au Théâtre des Champs-Elysées aura marqué les limites… La première : une fatigue palpable de la voix, tout particulièrement dans les passages vers l’aigu, et un problème d’homogénéité du timbrage qui permet aussi bien un chant éclatant sur toute l’étendue de la voix, que largement terni - comme dans le virtuose Sta nell’Ircana d’Alcina, décevant surtout après le remarquable et courageux ! Se bramate d’amar chi vi sdegna en ouverture de programme.)
Grande dame de la musique contemporaine britannique, la célèbre pianiste Margaret Kitchin est décédée le 16 juin à 94 ans.
Des dizaines d’œuvre qu’elle a créées, Second Piano Sonata de Michael Tippett fut sans doute la plus célèbre. Le nom de Margaret Kitchin demeure en fait attaché à tous les grands compositeurs britanniques du milieu du XXè siècle tels qu’Alan Bush, Alexander Goehr et Thea Musgrave.
La sonate de Tippett est entendu pour la première fois au Festival d’Edinbourg en 1962 et fut alors décrite comme « très éloquente, une des plus importante et monumentale œuvre de Tippett ». Dédiée justement à Kitchin, cette pièce sera présenté de la sorte par son auteur : « A Margaret Kitchin, en estime de son amour pour la musique moderne. » La pianiste jouera cette œuvre à de nombreuses reprises, notamment au Festival de Bath en 1972 (Tippett en était le directeur artistique…). Et à la City Music Society en 1977.
En 1951, son mariage à Howard Hartog, un des plus célèbres impresarios de son temps, est l’union de deux grands enthousiastes de la musique contemporaine européenne.
Margaret Kitchin fut à l’origine de nombreuses collaborations musicales. Elle se produira régulièrement avec Barry Tuckwell : Thea Musgrave écrira d’ailleurs pour eux Music for Horn and Piano, qu’ils créeront en mai 1967 au Festival de musique contemporaine de Zagreb.
Kitchin travaillera également fréquemment avec la violoniste Maria Lidka. Durant de nombreuses années, les deux musiciennes créeront plusieurs œuvres dans leur instrument respectif. Ensembles, elles signeront la création de Sonata for Violin and Piano de Peter Racine Fricker en 1950. De Fricker, Margaret Kitchin créera par ailleurs Concertante for three pianos avec Kyla Greenbaum, Robin Wood et, à la baguette, Basil Cameron, aux Proms de 1956. Henze, Britten et d’autres lui écriront diverses pièces.
Mais ces premières ne reçurent pas toutes des standing ovations. La création du Piano Concerto de Roger Sessions en 1956 dans les studios de la BBC fut tout simplement huée par le public. Mais Kitchin n’avait que faire de ces réactions, continuant à soutenir tous ces compositeurs contemporains qu’elle vénérait tant.
Née Margaret Elisabeth Rothen, Margaret Kitchin naquit à Montreux en Suisse le 23 mars 1914. Elle étudia au Conservatoire de Lausanne. Vers vingt ans, elle s’installe à Londres et étudie à la Royal Academy of Music. C’est là qu’elle s’imprègne des compositeurs de son temps.
Kitchin donne son premier concert public au Morley College en 1949, interprétant Concert Music for piano, brass and harps d’Hindemith avec Walter Goehr. Son fils, Alexander Goehr, composera pour elle une sonate pour piano en 1953. L’année suivante, elle interprète Piano Concerto d’Alan Bush à Londres puis à Paris.
Alors que les affaires d’Hartog ne cessent d’exploser (il possède l’agence de musiciens Ingpen & Williams), Margaret Kitchin apparait de moins en moins fréquemment sur scène. A l’aube des années 80, elle cesse de se produire en public. Elle se consacre à l’enseignement, devenant un professeur respecté de musique moderne. Parmi ses étudiants, Erika Haase qui œuvra tant pour la musique de György Ligeti.
Après la mort d’Hartog en 1990, Margaret Kitchin développera une passion pour le tennis, suivant les joueurs britanniques aux quatre coins du monde.
Puisque vous n’allez pas à Bayreuth, Bayreuth viendra à vous… En effet, le 27 juillet à 16h00, la grande première des Meistersinger von Nürnberg mise en scène par Katharina Wagner sera diffusée sur internet en streaming.
Richard Wagner rêvait de rendre accessible à tous son festival. Aussi, les organisateurs de Bayreuth l’ont pris au pied de la lettre en utilisant les nouvelles technologies.
Les acheteurs de ce programme facturé 49 euros pourront même se promener, grâce à une caméra spéciale, dans les coulisses durant l’entracte !
La Gare célèbre cette année son centenaire, coïncidant avec le 1er anniversaire de la mise en circulation du TGV Est Européen.
Avec ses 300 mètres de long et son clocher culminant à 40 mètres de haut, la Gare de Metz est un monument emblématique du Quartier Impérial. Construit entre 1905 et 1908 par l’architecte Kröger en style néo-roman rhénan, le prestigieux bâtiment évoque le monde du voyage à travers un langage iconographique abondant.
Edifié autour de la gare (chef d’oeuvre de l’architecte Kröger 1908), remarquable illustration de l’urbanisme germanique fin 19ème, début 20ème, ce quartier offre une extraordinaire encyclopédie des styles historiques ou nouveaux : roman, gothique, renaissance ou baroque, Art Déco et Jugendstil. La place du Général de Gaulle, devant la Gare, a été réaménagée en 1995 avec la participation de designers contemporains comme Philippe Starck, Foster...
Ce quartier extraordinaire fait l’objet d’un dépôt officiel de candidature à l'inventaire du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Depuis la cour d'honneur des Invalides à Paris. Pour la fête de la musique, grande soirée symphonique et lyrique dédiée à l'opéra italien, allemand et français, avec comme solistes, Béatrice Uria-Mozon (mezzo) et Magalie Léger (soprano).
Avec l'Orchestre de la Garde Républicaine et les Choeur de l'Armée Française
Chanteur : Magalie Léger, Béatrice Uria-Monzon.
Choriste : Choeur De L'Armée Française.
Musicien : Orchestre Symphonique De La Garde Républicaine.
Je ne sais pas qui m'a mis cette chanson dans la tête cette nuit mais des images du passé ressurgissent dans ma tête et me disent : "non, ce n'est pas si loin que ça..."
Le verbe aimer est l'un des plus difficiles à conjuguer : son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif et son futur est toujours conditionnel
L’hommage d’André Tubeuf à Leyla Gencer et Eliane Manchet
Deux voix majeures se sont tues en ce mois de mai. André Tubeuf leur rend hommage
Leyla Gencer : L’impératrice des Pirates
D’emblée, ça a été Leyla Gencer. De premiers 33 tours clandestins circulaient déjà, quelques rôles majeurs de Callas n’ayant pas intéressé l’industrie du disque : or, on voulait tout Callas, et dans sa vérité de scène. On a voulu Gencer aussitôt. Elle, vraiment, elle explorait ; elle défrichait ; l’industrie d’ailleurs ne voulait pas d’elle, et c’est l’honneur de la piraterie de l’avoir du même coup sauvée, et sacrée. Saffo de Pacini, Gluck encore rarissime, des Donizetti improbables alors, à la RAI, au San Carlo ou à Palerme, à la Scala parfois, toujours au plus haut niveau de préparation musicale et de style, elle essayait tout, elle imposait tout.
Grâce à Gavazzeni, mentor ès art, lettré et styliste comme aucun chef italien n’a été, coup d’essai valait coup de maître. Certes à Callas on doit Anna Bolena, mais les autres « Reines » de Donizetti doivent leur ton, leur accent, leur galbe et leur résurrection à Gencer d’abord. A la fois belcantiste et tragédienne pour Norma ou surtout Beatrice di Tenda (elle a chanté tout Chopin avec Magaloff au piano), assez mozartienne pour des Elettra, des Anna dont la trace vivante brûle, assez noble et tenue pour Alceste et Elisabeth de Valois malgré sa sveltesse vocale, cette artiste rare, restée mal-aimée des officiels, est unique à la place qui la rend historique, en marge. Elle fut la toute première Madame Lidoine des Carmélites. Sa maestra Gianna Arangi Lombardi l’avait modelée en vue de la cantilène, de la messa di voce, des nuances. Il n’y a guère de souvenir sonore de la grande Gencer qui ne soit une leçon de style. Mais dans son immortelle Maria Stuarda c’est bien plus : une leçon de ton, de vérité, de théâtre.
Eliane Manchet : La grâce suprême
Elle était blonde, elle était svelte, quand Paris l’a découverte en Comtesse du Comte Ory, la critique a cru pouvoir évoquer à la fois Callas et Catherine Deneuve. Bel hommage, mais Eliane Manchet était tout sauf un calque, une doublure de l’une, ni de l’autre. Mais un regard, une sensibilité, une maîtrise intuitive du ton français (si difficile à attraper, même chez les Françaises). Et une noblesse, sérieuse, sévère, qui portait l’esprit de la tragédie avec une grâce et une décence suprêmes. Mais quelle Norina, chantant Donizetti comme un Nocturne de Chopin ! L’Italie, l’Allemagne l’ont presque plus vue que la France : ère Liebermann oblige. Mélisande pourtant - unique après Irène Joachim. C’est pratiquement pour ses débuts que Ponnelle avait inventé la robe fabuleuse de la Reine de la Nuit dans ce qui était pour lui aussi sa première Flûte. Personne ne l’a mieux portée. Une oubliée du disque, elle aussi. La piraterie une fois de plus, va-t-elle être sauvetage ? Espérons.
Prima donna assoluta de l’art lyrique, la soprano américaine Jessye Norman traverse les genres musicaux avec un égal bonheur depuis 1969. Portrait chatoyant d’une superdiva qui balance entre classique et jazz sur Arte le 19 juin à 22h30.
Thomas Dolié : Jeune baryton, révélation du jeune artiste lyrique des Victoires de la musique.
Thomas Dolié est jeune, beau, grand, mince, musclé, il a les dents blanches et sa maman l’aime très fort. Il vient de remporter la Victoire de la musique du Jeune espoir et tout son village est fier de lui. Ses engagements se multiplient. Il chante comme un Dieu et ne manque pas de cervelle.
Hommage à celle qui incarnait "l'élégance du glamour hollywoodien". L’exposition se tient à l’Hôtel de ville de Paris jusqu’au 16 août.
La Mairie de Paris accueille « Les années Grace Kelly, Princesse de Monaco. » Présentée pour la première fois au Grimaldi Forum à l'été 2007, l'exposition retrace les souvenirs de l'actrice et princesse à travers la mise en scène de photographies et d'effets personnels. Une partie de la garde-robe et des accessoires ayant appartenu à Grace de Monaco sont aussi dévoilés.
L’exposition se propose d’emmener le visiteur au coeur des souvenirs des "années Grace Kelly". L’album photos est signé des plus grands noms de la photographie (Howell Conant, Cecil Beaton, Irving Penn…). Est aussi présentée : la correspondance que Grace Kelly a entretenu avec ses amis d’Hollywood et les grands de ce monde (Jacky Kennedy, Alfred Hitchcock, la Callas, Cary Grant…).
C’est en 1990 que le nom du contre-ténor Andreas Scholl apparaît sur des pochettes de disque. Ce jeune homme de vingt-trois ans fait alors partie de la petite troupe avec laquelle René Jacobs enregistre pour Harmonia Mundi des disques Mazzocchi et Schütz. Mais la vraie révélation, au disque, date plutôt de 1994. La légende veut que William Christie ait entendu Scholl à la radio et qu’il l’ait alors contacté pour enregistrer avec lui la partie d’alto d’un Messie de Haendel qui, aujourd’hui encore, vaut surtout pour la prestation du contre-ténor.
Ce fut alors l’explosion : pour la seule année 1995, des Cantates de Bach dirigées par Christophe Coin (Astrée), une Esperanza dans L’Orfeo de Monteverdi qu’anime René Jacobs (HM) et, surtout, son premier vrai disque soliste, et son premier « 10 » dans Répertoire : un récital intitulé Deutsche Barocklieder et consacré à des compositeurs allemands du XVIIe siècle tous pratiquement inconnus. Il récidivera d’ailleurs trois ans plus tard avec un disque de Cantates baroques allemandes tout aussi stupéfiant, et tout juste réédité en « HM Gold ».
La carrière discographique d’Andreas Scholl va désormais se poursuivre sur ce rythme : disques plutôt « grand public », comme son Stabat Mater de Vivaldi (HM, dir. Chiara Banchini) - « la version contre-ténor à recommander » pour notre « Écoute comparée », Classica-Répertoire n°82 -, alternant avec des répertoires plus pointus, comme celui consacré aux English Folksongs, toujours chez HM. On signalera aussi ses participations aux disques Bach de Herreweghe (Messe en si, Saint-Jean, Saint-Matthieu). En 1999, Scholl ose quelques infidélités à HM et signe, chez Decca, un Stabat Mater de Pergolèse et, plus marquant, un CD intitulé Heroes où notre contre-ténor aborde franchement le répertoire des castrats - et l’opéra.
Pourtant, que ce soit avec Ombra mai fu (HM), Arias for Senesino (Decca) ou Duello amoroso (HM), ce n’est pas là qu’Andreas Scholl s’exprime le mieux. Car c’est bien dans les répertoires plus secrets, ceux des disques intitulés A Musicall Banquet (Decca) - le bien nommé -, Arcadia (Decca) ou ce Crystal Tears publié ce mois-ci par HM que s’épanouit cette voix intègre et intime, plus à même de révéler les merveilles cachées de la Renaissance ou du premier baroque que les splendeurs souvent gratuites des castrats-stars.
Le 4 octobre prochain, Plácido Domingo donnera un concert dans la cité maya de Chichén-Itzá, au Mexique, pour célébrer le 20e anniversaire du classement du site archéologique comme patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.
« Plácido Domingo chantera dans le Temple des mille colonnes ou Temple des guerriers, où Luciano Pavarotti avait chanté en avril 1997 », a déclaré à l’AFP le directeur des Services culturels et touristiques de l’Etat du Yucatan, Jorge Esma.
Le Temple des milles colonnes se trouve à 50 mètres de la pyramide de Kukulcan, le joyau de Chichén-Itzá. Environ 20.000 personnes sont attendues pour l’évènement.
Actuel directeur de l’Opéra de Los Angeles, le ténor espagnol âgé de 67 ans avait chanté pour la première fois dans la région du Yucatan en 1957. Il était alors âgé de… 16 ans !
Qu'on nomme cela caprice ou vanité, n'importe,
Je ne partage pas les joies que je donne. A l'homme,
A l'unique, à celui que j'ai choisi, je livre tout
En échange de tout. Je ne m'offre qu'une fois,
Mais c'est pour toujours. Mon amour ne fera
Qu'un seul heureux, un seul.
Mais de cet homme unique
Je ferais un dieu.
[Eboli, Don Carlos] (Don Carlos, Acte 2, scène 8).
L'acteur Jean Desailly, qui a formé l'un des couples les plus célèbres du théâtre français avec sa femme Simone Valère, est décédé dans la nuit de mardi à mercredi dans un hôpital parisien, à l'âge de 87 ans, a-t-on appris jeudi auprès de sa famille.
Au cinéma, Jean Desailly a joué dans plus de cinquante films dont "La mort de Belle" d'Edouard Molinaro, "Maigret tend un piège" de Jean Delannoy et "La peau douce" de François Truffaut.
Mais c'est sur les planches qu'il s'est surtout distingué, comme pensionnaire de la Comédie-Française puis surtout au sein de la compagnie de Jean-Louis Barrault et Madeleine Renault, jusqu'à son éclatement au lendemain de mai 68.
Avec sa deuxième épouse, Simone Valère, qu'il a rencontrée chez les Renaud-Barrault, il a fondé la compagnie Valère-Desailly et dirigé successivement à Paris, dans les années 1970 et 80, les théâtres Hébertot, Edouard-VII et de la Madeleine.
Ensemble, ils ont joué 450 fois leur pièce fétiche, "L'Amour fou" d'André Roussin, et servi les plus grands dramaturges : Molière, Shakespeare, Tchekhov, Beaumarchais, Claudel, Giraudoux...
Né le 24 août 1920 à Paris, Jean Desailly avait fait l'Ecole des beaux-arts et avait été dessinateur publicitaire avant d'aborder le théâtre en amateur avec la compagnie "La Roulotte", apprenant son métier sur le tas en parcourant la campagne.
Jean Desailly avait eu deux enfants avec sa première femme, la comédienne Nicole Desailly. Ses obsèques auront lieu en l'église de Vert-le-Petit (Essonne) mercredi 18 juin à 14h15.
"La clochette des charmeurs" qui tinte dans nos oreilles et attirent bien des âmes égarées...
Voilà un florilège de divas ayant chantées ou chantent encore ce fameux air des clochettes...
Pour amateurs de colorature...
Mes préférées... Lily Pons, Mado Robin, Joan Sutherland, Mady Mesplé et Tracy Dahl...
15 ans déjà : Arleen Augér Chanteuse incomparable et professeur exemplaire
Avec du retard, et merci Gilles de me le rappeller...
Il y a 15 ans, disparaissait la soprano américaine Arleen (Joyce) Augér.
Elle trouva le temps, au cours de sa bien trop courte carrière – brisée par une tumeur au cerveau – d’enregistrer plus de deux cent disques, de se produire dans toutes les grandes salles de ce bas monde, et de laisser le souvenir d’une artiste exemplaire, sincère et « honnête », d’une musicienne accomplie. De Bach – dont elle enregistra des dizaines de cantates avec Helmut Rilling – à Schönberg, de l’opéra à l’oratorio au Lied, il n’est guère de répertoire qu’elle n’ait abordé, toujours avec le même bonheur.
Arleen Auger - Mitridate, Re di Ponto - Aspasia's Aria
Joyce Arleen Augér est née à South Gate, près de Los Angeles, en septembre 1939. Les deux fils conducteurs de sa future carrière, le chant et l’enseignement, se dessinent très tôt. Elle chante dès l’âge de deux mois, avant même de savoir parler, et commence sa formation musicale au piano et au violon dès sa plus tendre enfance. Elle assume des rôles importants dans les concerts et les productions scéniques qu’organisent l’école, l’église ou les collectivités (dont Ensign Nellie dans South Pacific), et devient premier violon de l’orchestre de son lycée. Comme pour beaucoup de musiciens américains de cette époque, l’enseignement lui apporte une certaine sécurité : Augér obtient un diplôme de professeur en 1963, et travaille ensuite (avec plaisir) comme institutrice en maternelle et en cours préparatoire. Après avoir étudié le chant avec le ténor Ralph Errolle pendant deux ans dans l’Illinois, elle revient en Californie et remporte le premier prix au Concours de chant Viktor Fuchs de Los Angeles en 1967. Le prix comprend un billet d’avion pour Vienne, plusieurs engagements (modestes) et une audition au Volksoper de Vienne.
Possédant – selon les sources – seulement deux airs de colorature, ou trois mélodies, et sachant très peu d’allemand, Augér fait une telle impression sur Josef Krips à son audition que, malgré son manque d’expérience scénique et sa mauvaise connaissance de la langue, il lui propose sur le champ un contrat avec le Staatsoper. Elle fait alors ses débuts dans le rôle si difficile de la Reine de la Nuit de La Flûte enchantée de Mozart, élargissant peu à peu son répertoire à plus d’une douzaine de rôles, dont Gilda de Verdi, Marie (dans La Fille du régiment de Donizetti), Hanna Glawari de Lehár et, autre suprême défi mozartien, Konstanze dans L’enlèvement au sérail, qu’elle chante (et enregistre à Dresde) avec Karl Böhm. Sa réputation de soprano colorature s’étend lorsqu’elle fait ses débuts au New York City Opera (1969) et à Salzbourg (1970) en Reine de la Nuit.
Augér reste sous contrat avec le Staatsoper jusqu’en 1974, mais prend soin d’être présente dans d’autres villes d’Europe (avec notamment une apparition en Mabel de Sullivan, en allemand, pour la WDR de Cologne) et de réserver une part significative de son emploi du temps aux récitals, à l’enseignement et aux master-classes. Entre 1971 et 1977, elle enseigne le chant à l’Université Goethe de Francfort (la première Américaine à occuper ces fonctions). Après s’être établie à Francfort en 1974, Augér se tourne davantage vers les rôles lyriques à l’opéra – avec des exceptions soigneusement choisies, telle que le Feu dans L’Enfant et les sortilèges à La Scala – et continue de développer sa carrière de concertiste.
Plus connue au départ en Europe qu’aux États-Unis, elle se produit dans la plupart des grands théâtres lyriques européens avant de faire ses débuts au Metropolitan Opera (en Marzelline dans Fidelio), et c’est seulement au début des années quatre-vingt qu’elle commence à attirer sérieusement l’attention de la critique américaine. Entre-temps, sa carrière de soliste a pris des proportions considérables. Avec un répertoire comprenant tous les lieder classiques du XIXe siècle et du début du XXe siècle, outre des mélodies françaises du tournant du siècle et de nouveaux cycles de mélodies commandés à Libby Larsen et à Judith Lang Zaimont, elle chante dans plus de soixante festivals musicaux importants en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, et fait treize tournées de récitals à travers le monde.
La combinaison d’un travail assidu, d’une absence totale de prétention et d’un répertoire varié rend Augér particulièrement chère au cœur de ses collègues et des auditeurs britanniques. Elle est régulièrement engagée pour des concerts et des enregistrements avec Simon Rattle et le City of Birmingham Symphony Orchestra (notamment dans Mahler et Berg) et avec Richard Hickox et le City of London Festival pour Alcina et L’incoronazione di Poppea ; il est même question d’une Norma. En 1986, elle devient la première Américaine à se produire lors d’une cérémonie royale britannique, chantant l’Exsultate, jubilate de Mozart lors du mariage du prince Andrew et de Sarah Ferguson à Westminster Abbey.
Dans la musique plus ancienne, Augér remporte de vifs succès dans Bach, Haendel, Haydn, Monteverdi et Gluck, mais ce sont sans doute ses Mozart qui lui valent le plus d’éloges. Les célébrations du bicentenaire en 1991 voient un flot de collaborations majeures avec Bernstein, dans des enregistrements vidéo et audio de l’Exsultate, jubilate et de la « Grande » Messe en ut mineur pour Deutsche Grammophon, avec Abbado à Berlin, avec Chailly à Amsterdam. Et le 5 décembre 1991, le jour anniversaire de la mort de Mozart, elle participe à l’exécution télévisée du Requiem sous la direction de Solti à la cathédrale Saint Étienne de Vienne. Ce sont néanmoins les derniers Mozart qu’elle chantera. Elle continue de se produire jusqu’en 1992, mais une tumeur cérébrale l’oblige à une retraite précoce et finit par l’emporter, malgré trois opérations ; elle meurt à Leusden, aux Pays-Bas, en juin 1993, à l’âge de cinquante-trois ans.
Mis à part son travail en concert et à l’opéra et son enseignement, Augér commandait avidement de nouvelles partitions et participait régulièrement aux festivals de musique sacrée aux États-Unis – les festivals Bach de Nouvelle-Angleterre, d’Eugene dans l’Orégon et de Bethlehem en Pennsylvanie.
Sa discographie comporte quelque deux cents titres, qui vont d’une vaste anthologie de cantates de Bach à Schoenberg, en passant par Berg et les Sonnets from the Portuguese de Libby Larsen, qui (avec ses contributions à l’édition complète des lieder de Schubert par Graham Johnson) est l’un de ses derniers enregistrements.
Les programmes qu’elle choisissait pour ses concerts de lieder étaient toujours caractérisés (comme ici) par le plus large éventail possible d’émotions et d’atmosphères, sans jamais exclure l’humour. Il n’est pas étonnant qu’on ait salué en elle « la véritable continuatrice d’Irmgard Seefried » dans ce répertoire, et une artiste qui apportait à la fois « plaisir à ses auditeurs et enseignement à ses collègues », ce qui résume bien les deux lignes jumelles de sa carrière.
Une centaine d’éléments de décors, costumes, accessoires et perruques originaux provenant des spectacles de l’Opéra du Rhin seront mis aux enchères à Strasbourg le 21 juin au profit de l’association Alsace Alzheimer 67.
La tarte aux fraises factice du Chevalier à la Rose (saison 1995-96) est mise à prix à seulement 5 euros, contre 40 euros pour une délicate ombrelle beige de Madame Butterfly et 150 euros pour la Vierge en polystyrène et fibre de verre ayant appartenu à la production Héloïse et Abélard (2000-2001). Les trompettes de Jéricho d’Aïda, deux lyres et une trompette d’Orphée sont également proposées aux prix très abordables de 20 à 15 euros le lot, tandis que les superbes costumes du marquis de la Force (Dialogue des Carmélites) ou du chef Nambikwara (rôle tenu par William Saint-Val en cape de plumes roses et coiffe, dans Tristes tropiques) sont mis à prix entre 100 et 150 euros.
Le fétichiste et le collectionneur pourront aussi acquérir des perruques de Lohengrin (10 euros pièce), un costume de mariée, ou encore un costume de none en lainage noir, avec son scapulaire en lainage blanc et sa cornette confectionnée à partir d’une carcasse en corde à piano recouverte de lycra blanc et d’une cagoule blanche.
Les amateurs d’opéra qui ont de la place à la maison pourront se constituer une collection d’une dizaine de véhicules sans moteur : un camion de pompier en contre plaqué rouge, une calèche, la voiture-miroirs d’Orfeo ed Euridice, le tacot de Griselidis, le très beau carrosse-cheval de l’Elixir d’amour (150 euros), ou encore, à prix cassés (30 euros), la cloche de Die Tote Stadt (233 kg).
Le public est invité samedi 21 juin, de 10h à 13h, à venir contempler les objets convoités qui seront exposés dans la salle Ponelle du Grenier d’Abondance, près de l’Opéra du Rhin. Samedi après midi, la vente aura lieu sur le parvis de l’Opéra, à l’abri des colonnades.
Le Secret de Brokeback Mountain : après le film, l’opéra !
Pour son arrivée prochaine à la tête du New York City Opera (NYCO) prévue pour la saison 2009-2010, Gerard Mortier fait déjà dans la communication médiatique... L’opéra new-yorkais a en effet demandé au compositeur Charles Wuorinen d’adapter Le Secret de Brokeback Mountain en musique, la nouvelle d’Annie Proulx devenu le célèbre film d’Ang Lee couronné par le Lion d’or de la Mostra du Cinéma de Venise er trois Oscars en 2005.
L’opéra devrait être à l’affiche au printemps 2013, a précisé la direction du NYCO. Le Secret de Brokeback Mountain raconte l’histoire d’amour entre deux cowboys dans les années 60.
« Depuis que je connais l’extraordinaire histoire d’Annie Proulx, j’avais envie de l’adapter à l’opéra, et je suis ravi que Gerard Mortier et le NYCO m’en donnent l’opportunité », a déclaré Wuorinen dans un communiqué.
(info qobuz.com)
" Le culte des valeurs spirituelles est à la base de toute société qui se prétend civilisée, et la Musique, parmi les arts, en est l'expression la plus sensible et la plus élevée. "
- Albert Roussel
Le marquis de Posa à Elisabeth de Valois. (Don Carlos / F. von Schiller ; acte IV, scène XXI)
"J'ai encore un aveu important à vous faire.
Je le dépose entre vos mains.
J'ai connu un bonheur accordé à peu d'hommes.
J'aimais un fils de roi. Mon coeur, voué à un seul,
Embrassait le monde entier. Dans l'âme de mon Carlos
J'ai créé un paradis pour des millions d'hommes."
Ensemble viennois sur instruments d’époque, Echo du Danube interprète avec amour et conviction les œuvres de son compatriote Georg Christoph Wagenseil, musicien né et mort à Vienne et qui réalisa tout son œuvre pour la cour de cette ville.
De nos jours, on se souvient surtout de Wagenseil à travers une anecdote ayant pour objet principal un gamin de six ans, Mozart, jouant une pièce dudit Wagenseil et demandant au dit Wagenseil de bien vouloir lui tourner les pages. Mais en réalité, Mozart – adulte – et Haydn professaient pour la musique du Wagenseil en question une saine considération, pour ne pas dire une certaine admiration. Hélas, Wagenseil eut moins de chance avec la postérité ; il ne survécut pas à sa mort et bon nombre de ses partitions s’éparpillèrent à travers le monde. On peut même vous indiquer que le Concerto pour harpe en fa majeur, WWV 281 a été retrouvé récemment, après maintes recherches, de sorte que l’enregistrement est une première discographique mondiale. D’ailleurs, pour réaliser ce programme d’œuvres inédites, Alexander Weimann, directeur de l’ensemble, a dû exhumer des manuscrits oubliés, issus de diverses bibliothèques européennes.
À l’écoute de cette musique, on se surprend à admettre que Mozart et Haydn avaient sans doute raison : Wagenseil est un excellent compositeur, le parfait représentant du genre rococo, aristocratique, raffiné, à la fois virtuose, exigeant et profond, teinté de quelques accents de ce qui deviendrait plus tard le Sturm und Drang. Et après tout, on ne peut pas être tous des immenses génies : ainsi que le disait fort justement Goethe, « À distance, on ne distingue que les artistes de premier plan et souvent on se contente de leurs seuls noms ; mais lorsque l’on s’approche de ce firmament et que commencent à briller les astres de seconde et de troisième grandeur, que chacun témoigne de son appartenance à cette constellation, alors le monde et l’art en sont plus riches. »
Finale Roland Garros : Nadal dominant, Federer dominé
Un Nadal injouable, Federer tétanisé...
Le plateau de consolation pour le N°1 mondial avec seulement 4 jeux de gagnés ; un match de 2h : en finale, du jamais vu, je crois...
La diva d'origine turque s'est éteinte à Milan, le 10 mai dernier.
Elle fut une Anna Bolena, Maria Stuarda, Lucrezia Borgia, Elisabetta de Roberto Devereux et Caterina Cornano d'exception.
Elle s'illustra également chez Bellini (Norma, Beatrice di Tenda...), dans le jeune Verdi (I duo Foscari, Jérusalem, La battaglia di Legnano...) et la création contemporaine (Dialogue des Carmélites, Assassino nella cattedrale...).
Elle se consacra à l'enseignement depuis son retrait des scènes et occupait les fonctions de directrice artistique de l'Académie de perfectionnement pour jeunes chanteurs à la Scala.
Je ne résiste pas à vous montrer le plus beau bisou gay du cinéma français extrait de ce film... mais attention, si vous n'avez pas vu « Les Chansons d'Amour », cette scène vous révélera une partie importante de l'histoire... mais elle peut aussi vous donner envie de voir le film... Quel dilemme ! :-p À vous de décider.
De tous les châteaux qui défendaient les portes de la place de METZ, celui de la porte des Allemands est le seul qui n'ait pas été démoli.
Pour quelle raison Vauban tout d'abord, puis Cormontaigne par la suite, jugèrent-ils bon de conserver ce vieux monument et de l'englober dans les nouveaux ouvrages de fortifications prévus par eux sur le front oriental de la Ville ?
Sans doute s'accordèrent-ils à penser que ce monument historique ne les gênait pas et qu'au contraire par sa valeur et par sa conception défensive, il répondait encore bien au rôle qui lui était dévolu. Peut-être voulurent-ils aussi laisser un témoin important d'une architecture militaire des XV et XVIe siècles.
Entre deux bras de la Moselle, logé dans un ensemble du XVIIIe siècle, l'Opéra-Théâtre de Metz est le plus ancien théâtre de France encore en activité.